La densité des bois roseaux,
Des ligaments aux chairs forcées,
Quelques aiguilles aux maux brasiers,
Des sutures avivent les os,
Tout Et Rien
Des limbes aux lambeaux, il n’y a qu’un,
Être de chair, sans temps ni espace,
Frontières vampires un jour loin,
Le soin d’un soi que nulle n’efface,
Aile Décharnée Chaut
Je suis les Ténèbres, la Veuve Inconsolée,
La princesse acquise et aux vautours anoblis,
Mon étoile est née morte, – et mon lin consterné,
Porte un œil noir creux cerné vers l’oubli.
Couard frêle Hélène
Elle est ma flamme et me consomme,
Comme elle s’allume quand je m’exclame,
Mais les braises tonent et se conforment,
Et c’est nos voix que l’on assomme.
Haut les mains, j’ôte les miennes
[Pour les personnes s’apprêtant à lire ce qui suit, une mise en garde : le texte contient de la violence physique et psychologique sur mineure]
Il est amusant de constater la facilité qu’ont les gens à se bander les yeux. La famille d’abord, préférant me voir encaisser que de se brouiller avec un géniteur. L’autre ensuite, me répétant qu’il avait un bon fond et que la responsabilité me revenait en partie. Et hier encore mes collègues, feignant de ne pas comprendre pourquoi je me refuse au maximum à retourner chez eux depuis que j’ai décroché mon indépendance. Jusqu’à la culpabilisation parfois. Ils jouissent d’une immunité, comme tant d’autres, et il semblerait que je leur doive quelque chose. Je reste persuadée qu’ils préfèrent que je ne leur retourne pas la politesse.
La nuit est longue
Les yeux te sondent, la nuit est sombre,
Lève-toi sans ombre, rampe vers l’immonde,
Je ris puis gronde, quand tu dénombres,
Les lames de jet puis vagabondes.
Sucs
S’ils sont seuls, les sillons font sels,
Se surestiment et sélectionnent,
Sucent vos symbioses et viscères,
Sans se lasser et ils succionnent.
Rhumiliation
Elle fut aux antipodes, la carcasse altérée,
Relique de moults autres, temps caduque et futile,
Un sablier de mode, où grains passent affectés,
Ricochent à chaque apôtre, les vents soufflent la bile.
Mis_
Moi j’ai peur des hommes et veux qu’on m’enterre,
Car la vie est morne, la mienne un enfer,
Quand je m’empoisonne et tu nous l’appaires,
Je me sens si conne et me foutre en l’air.
Blanc
Les premières années ont été découvertes macabres. Une exploration charnelle motivée par une simple curiosité. Un goût du sans, un vide à combler. Voir ce qui n’avait été dit, jamais appris. Un os à ronger au milieu d’un cimetière d’éléphants.