Les yeux te sondent, la nuit est sombre,
Lève-toi sans ombre, rampe vers l’immonde,
Je ris puis gronde, quand tu dénombres,
Les lames de jet puis vagabondes.
Ma Folie
Rhumiliation
Elle fut aux antipodes, la carcasse altérée,
Relique de moults autres, temps caduque et futile,
Un sablier de mode, où grains passent affectés,
Ricochent à chaque apôtre, les vents soufflent la bile.
Mis_
Moi j’ai peur des hommes et veux qu’on m’enterre,
Car la vie est morne, la mienne un enfer,
Quand je m’empoisonne et tu nous l’appaires,
Je me sens si conne et me foutre en l’air.
Limbes
Contrairement à mon âme, tout est blanc et sornettes,
En somme des acrostiches, quelques esperluettes,
Bien trop peu de sommeil, cauchemarder des miettes,
Et un ventre trop vide, à rêver des assiettes.
L’Arche de l’Éon
La pénombre fut éternelle,
Enlisée en bourbiers de miasme,
Les yeux comme carapace au fiel,
Et l’angoisse comme seul spasme.
Grand son
Crie. Perds le temps.
Personne n’entend.
Tu hurles dans le vide.
Tu brûles, tu t’évides.
Conne et scion
J’ai vu les yeux s’ouvrir,
Aider, protéger, mourir,
Ils ont observé, longtemps,
Puis se sont fermés au temps.
En faire
Le globe ne tourne pas rond,
Les antipodes se font scions,
Pivotent les idées despotes,
Aucune main tendue ne porte,
Vous faites barrage de vos chairs,
Seules répondent amères,
Vos ondes se terrent.
Abysses
Sous les profondeurs de l’eau,
Dorment aux coins des mâchoires,
Quelques perles et idéaux,
Que les vagues polissent dans le noir.
Plus jamais dehors
La vie a fait de moi cette larve inepte, inapte. J’ai pris les coups, l’un après l’autre, qu’on a choisis pour moi. Le mal, partout. De nombreux visages, certains familiers, d’autres que j’ai oublié, et sans doute m’en suis-je fait aussi. J’ai été crachée, frappée, brûlée, humiliée, violée. Et aucun mot ne saurait illustrer les cauchemars qui ont suivi.