Je suis la pierre, l’érodée, celle qu’on entame à la pioche. Celle dont on éparpille les morceaux comme un puzzle à la crèche. Celle à la mousse flétrie et aux parois lézardées. Celle aux gravats feutrés et aux gisements déjà pillés.
Marche à pied
Dix vagues
Contrepoids
J’ai les pas hésitants
Les passants inquiétants
Un peu d’encre à mes pieds
Et je bave
Transistor
La non-binarité, personnellement, je n’ai rien contre. Au contraire, je trouve ça très intéressant que de plus en plus de personnes explorent leur relation vis-à-vis des notions de genre ou de sexe et en tirent des conclusions sur ce qu’iels veulent en faire, qu’il s’agisse de la langue (via de nouveaux accords, par exemple), d’allure (via des styles androgynes, bisexués ou alternatifs) ou de ressenti. Mais ce n’est pas l’aspect de la construction personnelle que je vais aborder ici.
Monsieur T.
Monsieur T.,
J’ai été élève d’une de vos classes, il y a de cela des années. Cinq ans, six ans, peut-être plus. Pendant longtemps, vous et vos cours d’anglais un peu particuliers m’ont beaucoup fait rire. Pour nous faire apprécier la langue, vous redoubliez d’imagination et nous étudiions un jour South Park, un autre une chanson choisie par un élève, un autre encore des formes d’art un peu particulières.
Sans genre et cent reproches
Linkographie d’agressions & discriminations transphobes
Afin de sensibiliser à la réalité de la transphobie à tous les niveaux de la société, j’ai réalisé cette linkographie.
Elle n’est pas parfaite, sentez-vous libre de faire les critiques qui vous semblent pertinentes, qu’il s’agisse de la catégorisation, de la formulation, d’un des liens redirigeant sur un site peu fréquentable ou si vous souhaitez ajouter du contenu.
J’érode
Je suis fragmentée. F r a g m e n t é e car je suis seule. Mais accompagnée de mes plusieurs. Tous sont différents et se relaient avec une frénésie à peine perceptible.
Alteroïde
La vieille femme au regard fatigué m’accueillit la première. Elle avait les cernes de celles que le travail domestique a brisées, le dos courbé et craquant sous son propre poids, mais gardait un sourire sincère et réconfortant. À peine eus-je le temps de lui donner mon prénom qu’elle me proposa de me rafraîchir et de m’asseoir. Après ce long voyage, je ne pouvais décemment pas refuser. Alors qu’elle s’éloignait, un vieil homme vint me serrer la main, ce qui me gêna quelque peu.